Rome et ses provinces :
Cette mosaïque représente dans son médaillon central un personnage féminin assis sur un trône, coiffé d'un casque et tenant d'une main la sphère céleste et de l'autre une lance. L'attitude du personnage et ses attributs 17117e419r montrent qu'il s'agit d'une représentation de Rome en Athena Minerve casquée et armée. Autour de ce personnage central, apparaissent six figures féminines, dont trois en pied et trois en buste, qui sont des allégories de provinces. Grâce à leurs attributs on peut identifier la plupart des ces provinces : l'Afrique, coiffée de la traditionnelle dépouille d'éléphant ; l'Egypte tenant le sistre, instrument de musique de la déesse Isis, l'Asie, portant une coiffure tourelée ; l'Espagne tenant un rameau d'olivier, symbole de son rôle de principal fournisseur de Rome en huile, fonction qui lui sera ravie par l'Afrique dès la fin du IIe siècle ; la Sicile représentée en Diane chasseresse et portant le « triskelis » (trois jambes réunies derrière la tête et évoquant les trois pointes de l'île) ; enfin une province dont les attributs, peu nets, n'en permettent pas d'identification. L'image de Rome associée aux personnifications des provinces est le symbole par excellence de l'empire romain dont on cherche à souligner l'étendue, l'unité, la puissance et la prospérité à des fins de propagande politique. En évoquant tous ces symboles, le propriétaire a sans doute voulu manifester par le décor de sa maison son attachement à l'Afrique et à l'empire.
Cette mosaïque avec celle d'Africa ont acquis une grande célébrité tant en Tunisie qu'à l'étranger où elles ont été présentées dans de grandes expositions notamment au Petit Palais à Paris (1994) et au Museo Nazionale di Castel Sant'Angelo à Rome (1997).
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